N° ACR0001390 - Synagogue Tiferet-Israël

 
Adresse : 205 boulevard Sainte Marguerite
  13009 Marseille - 9e arrondissement
Coordonnées GPS : 43.264565, 5.409713
Coordonnées GPS : 43.264565, 5.409713
Dates Construction : 1969 ; 1973
Date de classement : 2000
Auteur : Boukobza Fernand (architecte)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

Les premières réflexions pour l’édification d’un temple israélite démarrent en 1967 avec une hypothèse rapidement abandonnée de reconversion d’un ancien cinéma. Le choix du quartier Sainte-Marguerite correspond à une forte présence dans le secteur de la communauté de religion juive depuis le rapatriement des Français d’Algérie. En 1967 la décision est prise, peu habituelle dans les pratiques de la communauté plus encline à la réutilisation de bâtiments existants, d’édifier un édifice relativement modeste sur une parcelle d’environ mille mètres carrés. Le programme distingue deux éléments principaux : le lieu de culte proprement dit avec ses annexes permettant les réunions et la célébration de cérémonies, e t une école d’apprentissage de la langue hébraïque. La construction de l’édifice, dépendante des dons de la communauté, s’effectuera en deux phases. Le projet est conduit successivement par l’association cultuelle israélite de Marseille, et le président du consistoire. Après le décès de ce dernier, durant les travaux, c’est Marcel Guenoun, ancien préfet d’Algérie, qui prendra la relève. Les rabbins interviennent peu avant la livraison de l’édifice, au moment où l’architecte précise quelques éléments essentiels du mobilier : Teba (tribune des rabbins) et Hijal (pavillon contenant les écritures saintes). Fernand Boukobza fait ses études à l’École Régionale des Beaux-Arts de Marseille en travaillant parallèlement dans les ateliers d’André Devin et André-Jacques Dunoyer de Segonzac. L’enseignement de ce dernier et les visites de l’Unité d’Habitation de Le Corbusier durant le chantier font naître chez lui un goût pour le béton que partagera toute une génération. Sensible à la modernité américaine et aux expérimentations plastiques de Richard Neutra et Marcel Breuer, Fernand Boukobza aura l’occasion d’exprimer ses talents à Marseille et dans la région grâce essentiellement à la maîtrise d’ouvrage privée : nombreuses villas dont les fameuses maisons jumelles du Parc Talabot (1964), immeuble Le Brasilia, à proximité immédiate de la Cité Radieuse, avec le promoteur-constructeur Georges Laville (1967), ensemble de bureaux pour IBM (1970), etc. Participent à l’opération de la synagogue le bureau d’études techniques Henri Habib et l’entreprise générale Mouis.

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