N° ACR0001363 - La Tourette - groupe VIII

 
Adresse : square Protis
  13002 Marseille - 2e arrondissement
Coordonnées GPS : 43.296848, 5.363965
Coordonnées GPS : 43.296848, 5.363965
Dates Construction : 1948 ; 1956
Date de classement : 2000
Auteur : Leconte André (architecte) ; Egger René (architecte) ; Pouillon Fernand (architecte)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

L’ensemble de La Tourette s’inscrit dans le cadre de la reconstruction du quartier du Vieux-Port. Dans un contexte de pénurie de matériaux et inflationniste Fernand Pouillon parvient à faire une opération aux prestations de qualité et à coût réduit. Le programme est de 260 logements avec, comme partout ailleurs sur le Vieux-Port, commerces et garages prévus au rez-de-chaussée. Cette opération sera appréciée par les sinistrés et le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, ce qui vaudra à l’architecte d’autres chantiers (immeubles du quai du port à Marseille, cité des Sablettes à La Seyne, vieux port de Bastia) et le titre d' "architecte-conseil du M.R.U." pour les départements du Vaucluse, des Basses-Alpes et des Hautes-Alpes. L’opération est livrée presque en même temps que l’Unité d’habitation de Le Corbusier, avec un appartement témoin équipé de mobilier issu des ateliers de Jean Prouvé. Fernand Pouillon (1912-1986) fait ses études dans le cadre de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Marseille et à Paris. La période de la guerre lui permet de rencontrer Eugène Beaudouin à Marseille, et celle de la reconstruction Auguste Perret. Il retient du premier un art de la composition urbaine et des espaces publics, et du second l’importance de la maîtrise de la structure et de la construction ainsi qu’ un goût pour le mariage de la modernité et du classicisme, l’actualisation de la tradition. Son écriture et sa démarche s’affirment dans ses premiers grands chantiers d’après-guerre à Marseille et à Aix-en-Provence. Son œuvre, très abondante, se poursuit ensuite en Algérie, en Iran et en Île-de – France. Rejeté par les censeurs du Mouvement Moderne, honni, critiqué et emprisonné pour sa démarche critique vis-à-vis du monde du bâtiment (et de la spéculation) dans les années 1960, la qualité de son œuvre et la validité de sa pensée sont aujourd’hui reconnues. René Egger est associé à Fernand Pouillon entre 1944 et 1953. Son œuvre ultérieure est liée aux commandes des ministères de l’Education nationale et de la Santé.

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